Forme Publique, son évolution depuis 2012

 

LA BIENNALE EN CHIFFRES

    - 4 éditions, 4 thématiques : 
          > 2012 : 5 usages : Poser/se reposer, Attendre/s’abriter, Déjeuner, Travailler/se cultiver, Jeter/trier. 
          > 2014 : Le Plug-in 
          > 2016 : Le Village Global
          > 2019 : Le Généric 
    - 39 créateurs (architectes, designers, industriels, etc.) sur les 3 premières éditions
    - 21 mobiliers exposés et expérimentés
    - 8 nationalités 
    - Sur les 3 éditions, plus de 300 projets ont été proposés lors des phases d’appel à projets
 

L'HISTORIQUE DE LA BIENNALE, PAR MARIE-CÉLIE GUILLAUME, DIRECTRICE GÉNÉRALE DE PARIS LA DÉFENSE

Pourquoi avoir créé Forme Publique et quelles sont les ambitions de cette biennale ?
« Paris La Défense est le premier quartier d’affaires d’Europe et le quatrième mondial, place que nous devons principalement à notre offre de bureaux premium. Mais ce qui compte aujourd’hui pour une entreprise, dans le choix de son installation, c’est aussi de bénéficier d’une offre plus complète de loisirs et de culture. Notre ambition chez Paris La Défense va en ce sens, faire muter le quartier d’affaires en lieu de vie et devenir une destination du Grand Paris. L’immense espace piéton dont nous disposons en fait un lieu idéal pour se rencontrer, partager et créer du lien. Il nécessite cependant les mobiliers urbains et l’équipement pour accueillir et susciter cette vie, et qui de mieux placés pour les tester que ceux qui les utiliseront au quotidien ! »

Comment les trois premières éditions ont-elles transformé le quartier d’affaires et quel bilan en tirez-vous ?
« Les trois premières biennales ont permis d’éprouver le modèle, de définir les fonctionnalités les plus adaptées, en prenant en compte les contraintes imposées par le site mais aussi et surtout ce qu’attendent les utilisateurs. Nous avons ainsi constaté que les mobiliers ayant le plus de succès sont les plus basiques telles que la Grande Cantine ou les Plateformes de travail urbaines. Ce sont deux mobiliers en bois, qui permettent de se poser pour l’un au bord du Bassin Takis et pour l’autre en plein axe historique. Il y a eu une appropriation de ces mobiliers et leur usage initial en est parfois détourné, pour se transformer en estrade ou scène de danse. L’espace public est un lieu dans lequel l’on cherche un moment de détente et de simplicité, pour contraster avec la technologie des tours. D’autres mobiliers, plus complexes ou connectés, ont d’ailleurs rencontré un succès plus mitigé. »

Quels sont les enjeux de cette nouvelle biennale ?
« Les précédentes éditions de la biennale nous ont permis de déterminer et de tester un protocole d’expérimentation. Après trois éditions dédiées à la création et à l’expérimentation, nous sommes aujourd’hui matures pour donner une nouvelle dimension à Forme Publique. Cette quatrième biennale n’a pas pour seul objectif de faire découvrir et essayer au public des mobiliers urbains innovants, elle doit permettre de pérenniser et de déployer sur le territoire le mobilier qui aura eu le plus de succès. La thématique du « Généric » répond parfaitement à cet objectif en permettant, à partir d’une même base, de déployer et de faire évoluer les usages selon les espaces investis. »

Pourquoi associer les industriels dès le début du processus ? 
« L’implication des industriels dès les premières étapes est nécessaire pour garantir les potentiels pérennisation et déploiement des mobiliers. Sans cette dimension à la conception, le risque serait de produire des prototypes ne fonctionnant que dans un espace du quartier et à la durée de vie limitée. En associant les industriels, les mobiliers seront conçus avec la possibilité d’être déclinés et déployés dans plusieurs espaces du quartier et répondront à des critères d’entretien et de robustesse permettant de les conserver au-delà de la phase de test par les utilisateurs. »

 

Les REX des précédentes éditions :

> Télécharger le REX de Forme Publique 2012

> Télécharger le REX de Forme Publique 2014