Résultats de l'audit lancé au début de l'été 2018 dans 5 tours du quartier d'affaires

Le diagnostic partagé du gaspillage en restaurant collectif d'entreprises

Avec les soutiens de la Direction Régionale Interdépartementale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt d'Île-de-France (DRIAAF), et de l’ADEME Île-de-France, a été réalisé par l’Association un diagnostic sur le gaspillage alimentaire en restauration collective sur le territoire afin d’agir durablement pour sa réduction. 

Lancé au début de l’été 2018, l’audit porte sur les pratiques et les quantités gaspillées dans les restaurants d’entreprises de cinq tours du quartier d’affaires (Allianz One, Égée, Exaltis, CB21 et Grande Arche). 

Ses conclusions, dévoilées lors d’une conférence dédiée le 28 mai 2019, sont rassemblées dans un guide pratique et des fiches actions, avec un partage des bonnes pratiques et des solutions individuelles et collectives expérimentées. Ces contenus mis à disposition en open source permettront d’enrichir de nouvelles initiatives. 

Partager méthodologie et outils, c’est engager de nouveaux acteurs dans cette démarche collective, et favoriser la mise en place d’actions éprouvées  dans d’autres tours du quartier et plus largement dans d’autres territoires.
 

QUelques chiffres 


16 % de la nourriture comestible est jetée.
Sur les trois jours de première pesée dans les cinq tours, 8,6 tonnes d’aliments ont été préparées parmi lesquelles 1,4 tonnes ont été gaspillées, soit 16 % de la nourriture comestible jetée. Par tour, ce taux varie entre 10 et 25 %.
En additionnant les résultats des deux pesées, avant et après mise en oeuvre des actions, on trouve en moyenne 15 % de nourriture comestible jetée. C’est sur cette moyenne que sont basés notre estimation du gaspillage alimentaire à Paris La Défense et les calculs d’impacts environnementaux et financiers en pages suivantes.

 

 

La moitié du gaspillage se trouve dans les assiettes (au retour plateaux).
En moyenne sur les cinq sites lors de la première pesée, 50 % du gaspillage a été constaté dans les assiettes (nourriture non consommée), l’autre moitié est non servie, par exemple présentée en self-service et ne pouvant être réutilisée pour des raisons d’hygiène. Les actions pertinentes à mettre en oeuvre pour réduire le gaspillage concernaient donc l’ensemble de la chaîne de production et ses parties prenantes.
Cette répartition du gaspillage a peu évolué à la seconde pesée.